Une grand-mère alsacienne partage sa recette culte de beignets du carnaval, dorés, moelleux et croustillants

Une grand-mère alsacienne partage sa recette culte de beignets du carnaval, dorés, moelleux et croustillants

Une odeur de friture douce. Du sucre qui flotte dans l’air. Et, en quelques instants, toute la maison replonge dans les dimanches d’enfance. Voici la recette de beignets du carnaval transmise par une grand‑mère alsacienne. Simple, généreuse et pleine de souvenir.

Pourquoi ces beignets sont si spéciaux

En Alsace, le carnaval se vit aussi dans la cuisine. Les fasnachtkiechle ou schankala ont le pouvoir d’unir plusieurs générations autour d’un saladier. Leur force vient d’ingrédients modestes. Et d’un geste patient répété depuis des années.

Ingrédients pour environ 20 beignets

  • 500 g de farine de blé (T45 ou T55)
  • 3 œufs moyens
  • 60 g de sucre en poudre
  • 80 g de beurre fondu et tiédi
  • 1 sachet de levure chimique (11 g environ)
  • 1 pincée de sel
  • 30 à 60 ml de lait (2 à 4 c. à soupe) ou un trait d’eau‑de‑vie (kirsch ou quetsche) pour la version traditionnelle
  • Huile neutre pour friture (tournesol ou arachide), environ 1 litre
  • Sucre glace pour saupoudrer

Préparation pas à pas

Préparez vos ingrédients à température ambiante. Cela facilite le mélange et donne une pâte plus homogène.

  • Dans un grand saladier, mélangez la farine, la levure, le sucre et le sel.
  • Ajoutez les œufs puis le beurre fondu. Mélangez avec une cuillère en bois ou à la main.
  • Versez le lait ou l’eau‑de‑vie en petites quantités. La pâte doit rester souple. Si elle colle trop, ajoutez un peu de farine. Si elle est sèche, mouillez d’un trait de lait.
  • Pétrissez 5 à 8 minutes jusqu’à obtenir une boule lisse et élastique. Couvrez d’un torchon et laissez reposer 30 minutes à température ambiante.
  • Farinez le plan de travail. Étalez la pâte sur 8 à 10 mm d’épaisseur. Coupez en losanges pour des fasnachtkiechle. Pour des schankala, taillez des bandes et roulez en petits boudins.
  • Posez les morceaux sur un linge légèrement fariné pendant que vous chauffez l’huile.
  • Chauffez l’huile à 170–180 °C. Sans thermomètre, plongez un petit morceau de pâte. Il doit remonter en formant de petites bulles rapidement.
  • Faites frire par petites quantités. Comptez 1 à 2 minutes par face. Les beignets doivent être blonds à dorés. Retirez avec une écumoire et égouttez sur du papier absorbant.
  • Quand ils tiédissent, saupoudrez de sucre glace. Servez encore chauds.

Secrets pour un extérieur croustillant et un intérieur moelleux

Le contraste est la clef. Une fine croûte dorée et une mie douce donnent tout le caractère.

  • Laissez reposer la pâte. Le gluten se détend. La texture s’améliore.
  • Ne travaillez pas trop la pâte après l’étalage. Trop de manipulation la rendra ferme.
  • Gardez la température d’huile stable. Trop froide, les beignets absorbent l’huile. Trop chaude, ils brûlent dehors et restent crus dedans.
  • Égouttez chaque fournée sans empiler les beignets chauds. Le papier absorbant aide à limiter le gras.

Comment servir et conserver

En Alsace, on sert parfois ces beignets avec une soupe salée. Le mélange étonne, mais il réchauffe le cœur. Plus classique, proposez-les avec un chocolat chaud ou un café.

Pour conserver, laissez refroidir complètement. Rangez les beignets dans une boîte hermétique ou une boîte en métal à température ambiante. Ils se conservent 24 à 48 heures. Pour leur rendre du croustillant, réchauffez quelques minutes au four doux.

Une tradition à transmettre

Préparer ces beignets du carnaval, c’est partager des histoires et des rires. C’est montrer aux plus jeunes comment mesurer, couper et rester prudents près de l’huile chaude.

La recette se prête aux adaptations. Ajoutez un sachet de sucre vanillé. Remplacez un peu de lait par de l’eau‑de‑vie. Ajustez l’épaisseur selon vos préférences. L’essentiel reste le geste et le plaisir de servir ces beignets dorés à ceux que vous aimez.

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Auteur/autrice

  • Je suis chef de cuisine spécialisé en gastronomie de brasserie contemporaine et en cuisine maison conviviale. Formé à l’Institut Paul Bocuse puis ancien sous-chef dans une brasserie parisienne étoilée du guide Michelin, j’ai affiné mon approche des produits de saison et des accords mets-bières. Passionné par les lieux de partage, j’ai également travaillé comme consultant pour des cartes bistronomiques en région lyonnaise. Mon terrain de jeu va des grandes tablées familiales aux assiettes raffinées mais accessibles. J’écris ici pour transmettre des techniques claires, des inspirations d’actualités culinaires et une cuisine de tous les jours sincère.

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